Skip to main content

ASSEMBLEE GENERALE 2025

Compte-rendu de l’Assemblée générale du samedi 1er mars 2025

SOCIETE DES SCIENCES HISTORIQUES                                  ET NATURELLES DE LA CORSE

                                                                          B.P. 232      20294 BASTIA CEDEX

Assemblée Générale ordinaire

1er mars 2025

Quorum.

Nombre d’adhérents : 127

Présents: 48

Pouvoirs: 26

Le quorum est atteint, l’assemblée peut délibérer.

I. Ordre du jour.

L’ordre du jour proposé est adopté :

Ordre du jour: Lecture de l’ordre du jour.

 Rapport moral.

 Rapport d’activité 2024.

 Compte financier 2024.

 Projet d’activités 2025.

 Budget prévisionnel 2025.

 Dossier « Tour de Losse ».

Questions diverses.

                                 .

II. Rapport moral.

 

Rapport Moral Année 2024

            Mesdames et messieurs, chers sociétaires, chers amis,

Je voudrais tout d’abord vous remercier de votre présence à notre Assemblée générale ordinaire pour l’année 2025.

L’année 2024 s’est déroulée de façon tout à fait habituelle, comme vous le verrez dans le rapport d’activités.

Le nombre d’adhérents est stable par rapport à l’année précédente. On peut s’en réjouir, mais nous serions plus satisfaits si ce nombre allant en augmentant au fil des années.

Nous avons eu à déplorer encore un décès parmi les membres du Conseil d’administration en la personne de notre Archiviste-Bibliothécaire Jean-Paul Colombani, à qui je rends hommage aujourd’hui. Je voudrais signaler que le Conseil d’administration a perdu trois de ses membres en deux ans. Je lance donc un appel à tout membre de notre association pour venir étoffer le groupe qui se réuni deux fois par semaine pour la faire fonctionner.

Je vous remercie.

Le rapport moral est approuvé à l’unanimité. est adopté à l’unanimité.

III. Rapport d’activités 2024.

– Le Conseil d’administration  a été réuni 3 fois.

– L’Assemblée générale ordinaire a eu lieu le 3 février 2024, dans la Salle du Conseil Municipal de Bastia.

– Conférences: Celle de l’Assemblée générale du 11 février 2024 a été donnée par Monsieur Joseph Puccini. Le thème était » Des arbres et des champignons. Etat de la recherche mycologique en Corse. »

               Celle de Penta di Casinca a eu lieu le 13 avril 2024. Elle a été assurée par Monsieur Pierre-Mathieu Santucci avec pour thème: : «Evolution de la relation Homme-Châtaignier en Castagniccia »

– Colloques: La 15ème Tribune des Chercheurs s’est tenue le 16 juin 2024 dans les locaux de la Collectivité de Corse, à Bastia. Le thème choisi par l’Ecole doctorale de l’Université de Corse était:  » Epidéliologie de maladies émergentes dans le contexte «  One Health ».

                 Le Colloque de l’automne s’est tenu le 26 novembre 2023, dans les locaux de la Collectivité de Corse, à Bastia. Les différents intervenants ont rendu un hommage à Janine et Victor Serafini

– Edition.

Les bulletins ont cependant été édités: N° 782/783:  Pluridisciplinaire :Histoire ( D. Devaux ; M. Belgodere de Bagnaja) ; Sciences naturelles (J. Alesandri ; N. Suberbielle, A. Pioli).

                                                              N° 784/785: Actes du Colloque du 17 novembre 2023: « Les Confréries dans la société corse, de leur origine à aujourd’hui »

La Revue Corse d’Hier et de Demain N° 15 a pu être éditée: Actes du Colloque du 16  juin 2023:  » La Corse à l’ère des changements globaux : Modèle de citoyenneté, d’éducation et de culture »

– Autres activités .

● Le dossier  de la Tour de Losse  a fait l’objet d’un suivi tout au long de l’année.  Un point de l’ordre du jour de cette assemblée générale lui est consacré.

● Participation à l’Assemblée générale de l’Association Petre Scritte.

● Convention BnF : Numérisation des bulletins jusqu‘à l’année 2005. Cette opération sera terminée dans le courant de l’année 2025.

● Nous avons créé un nouveau site Internet, beaucoup plus lisible et plus complet que l’ancien.

https://societesciencescorse.fr

– Adhésions.

Les adhésions sont stables par rapport à l’année précédente. Adhésions: 127 vs 124.

Abonnements individuels: 97 vs 91.

Abonnements organismes: 4 vs 7.

Budget total:  6357,60 € vs 6180,80 € (+176,80 €)

Budget consacré à l’édition: 5087,60 €  vs 4940,80 € (+146,80€)

Budget consacré au fonctionnement: 1270,00 € vs 1240,00 € (+30,00 €)

Le Président, Francis BERETTI  

Le apport d’activités est apprové à l’unanimit

III. Compte financier 2024.

Le Compte Financier 2024 fait apparaître un total de dépenses de 21 496,00 euros et un total de recettes de 22 903,14 euros, avec un solde positif de 1 407,14 euros. qui , cumulé au solde positif de l’année 2023, donne un bilan de 13 925,487 euros.

Le compte financier est adopté à l’unanimité

Le compte financier 2024 est approuvé à l’unanimité.

IV. Projet d’activités 2024.

A. ACTIVITES ADMINISTRATIVES

            Publication des bulletins N° 786/787 et 788/789.

            Préparation des bulletins pour les années 2026 et 2027.

            Publication du Numéro 16 de  » Corse d’Hier et de Demain « .

Ouverture du local, Espace Petru mari, La Citadelle, les mercredi et vendredi de 9 h à 12h.

Mise à la disposition des adhérents et des chercheurs de notre fonds important regroupant nos publications et des revues  » échanges « .

B. ACTIVITES CULTURELLES

– 1er mars 2025, à la suite de la réunion de l’assemblée générale, à 16 heures: Conférence de Monsieur Ange Rovere : « Pascal Paoli, l’ambivalence d’une politique ».

            – 26 avril 2025 : Médiathèque de Folelli ( Penta-di-Casinca ), à 15 heures: Conférence de Monsieur    Francis Marcantei : «  Plus d’un demi-siècle de culture en Tavagna-L’expérience du Tavagna Club »

            –  20 juin 2025 :  Bastia, salle des délibérations de la Collectivité de Corse : Tribune des chercheurs par les docteurs et doctorants  de l’Université de  Corse: Nous sommes dans l’attente du thème de cette Tribune proposé par l’Ecole Doctorale de l’Université de Corse.

–  21 novembre 2025, Bastia, de 9 heures à 17 heures, salle des Délibérations de la Collectivité de Corse. Bastia. Colloque : « Construction de l’identité corse du Moyen-Âge à nos jours ».

C. INVESTISSEMENT

            Il sera procédé à la mise en sécurité de la Tour de Losse.

            Ce dossier sera largement développé dans le point N° 6.

Le Président,

Francis BERETTI

Le projet d’activités 2025 est adopté à l’unanimité.

V. Budget prévisionnel 2025

Le budget prévisionnel pour l’année 2025 prévoit une montant de dépenses de 109 500,00 euros et un montant de recettes de 109 500,00 euros. Ce montant élevé s’explique par les dépenses d’investissement de 70 000 euros prévues pour la mise en sécurité de la Tour de Losse. Ces dépenses sont compensées par un appel aux dons par l’intermédiaire de la Fondation du Patrimoine (45 000 euros), une demande de subvention auprès de la Collectivité de Corse (17 500) et un apport de l’Association (7500 euros).

Le budget prévisionnel 2025 est adopté à l’unanimité

VI. Tour de Losse

Paul-François Giacobbi fait le point sur le dossier de la Tour de Losse.

Bonjour à tous,

Lors de notre dernière Assemblée Générale, je vous avais fait part de l’absence de résultat satisfaisant quant à nos démarches de partenariat ou d’aide….

Je tiens à préciser que nous nous sommes adressés à tout le monde : personnes morales et physiques, publiques et privées, décideurs et exécutants, politiques et administratifs… Nous n’avons pas réussi à obtenir de réponse utile… Notre projet n’intéressait personne, ou alors nous n’avons peut-être pas su convaincre…

Il n’y a aucune rancœur ou aucun reproche envers qui que ce soit.

Je peux tout à fait entendre que les personnes rencontrées aient d’autres préoccupations, d’autres priorités ou d’autres urgences que la tour de LOSSE. De plus nous sommes actuellement dans une période de vaches maigres.

Nous nous sommes donc tournés vers la Fondation du Patrimoine dont le délégué régional est Barthélémy COLOMBANI qui a trouvé que notre travail méritait quelque considération. Un dossier complet a été immédiatement remis et la Fondation du Patrimoine a mis en route une procédure d’appel à dons défiscalisés. Cette opération s’étendra sur 3 ans.

Dès maintenant, tout un chacun a la possibilité de faire un versement et de recevoir par retour du courrier un certificat lui permettant d’en déduire 65 % de son revenu imposable.

Parallèlement, un dossier a été communiqué au club des mécènes de la Fondation du Patrimoine de la Corse présidé par Charles CAPIA qui s’est engagé à nous apporter une aide conséquente. Effectivement nous avons informés le 19 février qu’une aide de 25 000 € nous avait été attribuée pour 2025.

Il faut souligner la qualité de l’accueil de Mme Lisa BRUN et de M. Thierry ROVERE. M. Charles CAPIA s’est fortement impliqué dans notre projet et il a réussi à convaincre les autres membres du club des Mécènes de l’intérêt de la tour de LOSSE….

Cette démarche, que nous saurons mener correctement nous permettra de réaliser les travaux de sécurisation prévus par un devis de 70 000 € établi par l’entreprise PIACENTINI, bien connue pour son activité en matière de restauration de monuments historiques.

Ce projet est mené collégialement par le C.A. de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse. Il nous appartient, à nous tous de le poursuivre collectivement.

Je sais que chacun de nous aura à cœur de contribuer à cette collecte ; Je vous demande d’aller plus loin et d’essayer de convaincre vos parents et amis d’y participer. Il est même souhaitable d’encourager le sponsoring d’entreprises…

Nous aurons tous à cœur de mettre en place la porte réalisée par Jean Pierre FONTANA avec un bois de châtaignier séculaire donné par Jean ARRIGHI et sécurisée par une serrure d’époque fournie par Jean Pierre MARSILY.

Ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas mettre la main à la poche peuvent toujours faire connaître notre démarche à ses parents et amis. Evoquer la tour de LOSSE est sûrement plus valorisant que de parler de la pluie et du beau temps.

Ce projet, et nous saurons le gérer, aura pour effet, de sauver la tour de LOSSE, mais aussi de faire connaître avantageusement la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse. Je vous rappelle que nous sommes une Société d’intérêt général. Cette qualité juridiquement reconnue nous oblige : nous ne sommes pas des quémandeurs ou des solliciteurs, nous n’appelons pas au secours. Bien au contraire, nous apportons notre contribution à l’intérêt général…

Nous avons un patrimoine immatériel : nos recherches, nos colloques, nos publications. Nous avons également, et il faut le dire et le répéter, un patrimoine immobilier remarquable inscrit à l’inventaire particulier des monuments historiques… Il nous appartient de le faire savoir et d’essayer d’y associer toutes les bonnes volontés possibles.

Bien évidemment, ainsi que cela avait déjà été précisé, nous restons en relation avec toute personne ou organisme susceptible de nous apporter une aide…

Jean Louis VICAN et José PUCCINI sont d’ailleurs, en train d’instruire une demande de subvention….

Je vous demande de voter le budget 2025 proposé et de nous autoriser à engager les dépenses à hauteur de 70 000 € pour la tour de LOSSE.

Je vous remercie.

VII. Questions diverses.

Pas de questions.

La séance est levée à 15 heures 45.

Colloque novembre 2024

Société des sciences historiques et naturelles de la Corse

HOMMAGE

A JANINE ET VICTOR SERAFINI

Chambre des Territoires

Vendredi 29 novembre 2024

Matin

08h30 : Accueil

09h00 : Allocution d’ouverture par le Président de la Société des sciences historiques et naturelles de la Corse

Modérateur : Francis Beretti

09h15 – 09h45 : Linda Piazza

                          « Madame Janine Serafini : toute une historie : une vie dédiée à la conservation et à la transmission »

09h45 – 10h15 : Jean Alesandri

                            « Quand «  La Roue tournait en Corse ». Janine Serafini Costoli, ambassadrice culturelle de la Corse en 1961 »

10h15 – 10h45 : Sylvain Gregori

                          « Muséographier l’histoire de la Corse, une évidence inachevée »

10h45 – 11h00 : Pause

11h00 – 11h30 : Dr Emile Blanc

                             «  Victor : la traversée d’un demi siècle de médecine. Une génération de pionniers »

11h30 – 12h00 : Franca Cibecchini 

                          «  Des premiers pionniers au robot. 70 ans d’archéologie sous-marine en Corse »

Après-midi

Modérateur : Jean-Claude Ottaviani

13h30 – 14h00 : Joseph Cesari

                          «  Aspects du mégalithique en Corse. Historiographie des recherches et des nouvelles données »

14h00 – 14h30 : Jean-Michel Casta 

                            «  Castellano Casta (1739-1795) : La vie mouvementée d’un Corse face aux bouleversements politiques du XVIIIème siècle »

14h30 – 14h45 : Pause

14h45 – 15h15 : Dominique Devaux

                          «  Gian Carlo Gregorj (1797-1852). Magistrat et historien de la Corse »

15h15 – 15h45 : Jean-Christophe Liccia

                          « Le surnom en Corse à l’époque moderne »

15h45 – 16 h 15 : Arnaud Dhermy

                            « Présence en ligne et sciences participatives dans les sociétés savantes : où en est-on ? »

16h30 : Fin des travaux

LETTRE D’INFORMATION

La Société informe ses sociétaires, les auteurs et les ayants droit qu’elle envisage de faire publier sur Gallica ( Bibliothèque Nationale de France) les numéros compris entre 75 et 753, en complément des numéros déjà numérisés.

Les auteurs et les ayants droit qui s’opposent à cette numérisation sont priés de se faire connaître.

Tribune des Chercheurs 7 juin 2024

Sociéte deS ScienceS naturelleS et hiStoriqueS de la corSe
univerSità di corSica PaSquale Paoli
Quinzieme Tribune des CherCheurs
Chambre des territoires, bastia,
vendredi 7 juin 2024
ÉPIDÉMIOLOGIE DE MALADIES ÉMERGENTES
DANS UN CONTEXTE « ONE HEALTH »
mATin
09 h 00 : accueil
09 h 20 : allocutions d’ouverture par le Président de l’université de corse et par le Président de la
Société des sciences historiques et naturelles de la corse
Modérateur : Francis Beretti
09h30 – 10h00 : alexandra Falchi , Maître de conférence, directrice de l’équpe de l’université de
corse Pasquale Paoli de l’unité des virus emergents (uve)
Présentation globale de l’équipe et des grandes thématiques de recherche et projets
10h00 – 10h30 : liSandru caPai , Phd et ingénieur de recherche
Virus de l’hépatite E, hyper endémicité de la Corse : un cas pratique sur la nécessité
de l’Approche One Health
10h30 – 11h00 : d orine decarreaux , doctorante en 3ème année
COVID-19 : Exploration de l’immunité chez les étudiants et le personnel universi-
taire en Corse, et chez les professionnels de la santé en France métropolitaine : des
données essentielles pour la santé publique
11h00 – 11h15 : Pause
11h15 – 11h45 : PaloMa Kiwan , doctorante en 3ème année
Maladies vectorisées par les tiques, séroprévalence et surveillance population hu-
maine et animale vis-à-vis du virus de la fièvre hémorragique Crimée-Congo
11h45 – 12h15 : Morena GaSParine , doctorante en 2ème année
Compréhension des facteurs liés à la distribution et à la prévalence des populations
de tiques et de leurs pathogènes dans les écosystèmes insulaires méditerranéens :
une approche One Health
12h30 : Fin des travaux

Colloque novembre 2022

Colloque novembre 2022

PROGRAMME

Invité d’honneur : Francis Marcantei

Maire de Talasani

MATIN

08h30 : Accueil

09h15 : Allocution d’ouverture par le président de la Société des sciences historiques et naturelles de la Corse

Modérateur : Francis Beretti

09h30 – 09h45 : PATRICK REBILLOUT : Le changement climatique et la modification du cycle hydrologique en Corse. 1. La sécheresse climatique 2.La sécheresse agricole 3. Les précipitations intenses

09h45 – 10h00 : CAMILLE CECCALDI : Le changement climatique et l’hydrologie en Corse.

10h00 – 10h30 : Questions

10h30 – 10h45 : Pause

10h45 – 11h00 : ANTHONY REY : L’hydrogéologie en Corse

11h00 – 11h15 : ANTOINE ORSINI : La biodiversité menacée

11h15 -11h30 : MARIE DOMINIQUE LOYE-PILOT : Evolution des retombées de poussières sahariennes en Corse : le changement climatique va-t-il impacter aussi la qualité des eaux de surface ?

11h30 – 12h00 : Questions

12h00 – 13h30 : Déjeuner

APRES-MIDI

Modérateur : Henri Politi

13h30 -13h45 : THOMAS PELTE : Caractérisation multicritères du changement climatique adaptée à la Corse.

13h45 -14h00 : JEAN PIERRE ALESSANDRI : Synthèse du Plan de Bassin d’Adaptation au changement climatique

14h00 – 14h30  : Questions

14h30 – 14h45  : Pause

14h45 – 15h00 : PAUL POYET : Barrages et Perspectives typologiques

15h00 – 15h15 : ANTHONY REY : Recharge artificielle des nappes

15h15 – 16h45 : Questions

16h45 – 17h00  : Pause

17h00 – 17h30  : Henri POLITI : Synthèse et nouvelles technologies

18h : Fin des travaux

Colloque novembre 2019

Société des sciences historiques et naturelles et de la corse

COLLOQUE en hommage a

Michel DURAND-DELGA, Jacques GAMISANS, Georges VIALE, Jean-Claude CUENCA

 

Vendredi15 novembre 2019

Salle des délibérations de la Chambre des Territoires

BASTIA

 

MATIN

08 h 30 : Accueil

09 h 15 : Allocution  d’ouverture par   le président de la Société des sciences historiques et naturelles de la Corse

 

Modérateur :

 

09 h 30 – 10 h 00 : Denise Viale : A propos de l’étude de Georges « estimation du rayonnement solaire global au sol dans le Filosorma en 1978 »

 

10 h 00 – 10 h 30 : Laurent Koechlin : Energie solaire : développements actuels; propos sur l’étude en 1974, de Georges Viale sur l’ensoleillement en Corse

10 h 30 – 10 h 45 : Pause

 

10 h 45 – 11 h 15 : Alain Gauthier : A propos de quelques naturalistes ayant séjourné et travaillé en Corse à la fin du XVIIIe siècle et au cours du XIXe siècle: Barral, Payraudeau, E. Requien, M. Romagnoli, E. Gueymard, J-H. Fabre, R. Pumpelly, etc.

 

11 h 15 – 11 h 45 : Philippe Rossi : La connaissance géologique de la Corse : la contribution du Professeur Michel Durand Delga (1923-2012).

11 h 45 – 12 h 15 : Marie-Madeleine Spella : L’inventaire du patrimoine géologique de Corse

 

APRÈS-MIDI

Modérateur :

 

13 h 45 – 14 h 15 : Guilhan  Paradis : Flore et végétation vasculaires des îles Porraggia Nord et Sperduto (Réserve naturelle des Bouches de Bonifacio, Corse-du-Sud)

14 h 15 – 14 h 45 : Laetitia  Hugot, Alain Delage et Kevin O’Deye Guizien: Flore et végétations des serpentinites du Cap Corse

14 h 45 – 15 h 00: Pause

15 h 00 – 15 h 30 : Mauricette Figarella : Au secours de l’Alyssum corsicum Duby

 

15 h 30 – 16h 00 : Jean Alessandri : Sti funzi a « casata nustrale » – Ces champignons à « patronyme corse »

Tribune des chercheurs juin 2019

 

 

Société des sciences naturelles et historiques de la corse

Onzième tribune des Chercheurs

 Université de Corse 

Gestion et valorisation des eaux en Méditerranée –

 comprendre et agir face aux impacts anthropiques

et climatiques 

vendredi 28 juin 2019

Salle des délibérations de la Chambre des territoires de Corse 

MATIN

08 h 30 : Accueil

09 h 15 : Allocutions d’ouverture par le Président de l’Université de Corse et par le Président de la Société des sciences historiques et naturelles de la Corse.

Modérateur : Jean-Michel Casta

09h45 – 10h15 : Vanina Pasqualini Les thématiques de recherche développées au sein du projet « Gestion et valorisation des Eaux en Méditerranée – Comprendre et agir face aux impacts anthropiques et climatiques ». Laboratoire Sciences pour l’Environnement, Université de Corse / CNRS (UMR SPE 6134)Stella Mare, Université de Corse / CNRS (UMS 5314) 

10h15 – 10h45 : Margaux Dupuy – Les eaux souterraines thermo-minérales de Corse : une diversité unique au monde.

10h45 – 11h00 : Pause

11h00 – 11h30 : Melanie Erostate – Comment les eaux souterraines aident-elles à la préservation des écosystèmes lagunaires ?

11h30 – 12h00 : Sophie Duchaud – Etude de l’oursin violet en Corse ? Assurer la pérennité des stocks et de la pêche oursinière.

APRÈS-MIDI

Modérateur : Vanina Pasqualini

14h00 – 14h30 : Amelie Rossi – Pourquoi et comment étudier les post-larves de poissons de Méditerranée ?

14h30 – 15h00 : Khaled Horri – Comment gérer et exploiter durablement les stocks de poissons ?

15h00 – 15h15 : Pause

15h15 : Session Posters

Baptiste Defaye – Les zoonoses dans les zones humides de Corse : circulation et méthode de détection.

Sebastien Santoni – Hydrogéologie et résilience climatique de la tourbière de basse latitude de Moltifao .

Jessica Garcia – Suivi des déplacements de poissons emblématiques : mieux connaître pour mieux protéger.

16h30 : Fin des travaux

Numérisation Gallica

La Bibliothèque Nationale a numérisé un nombre important de Bulletins de la Société des sciences.

Ils peuvent être consultés sur le site de la BNF: http://gallica.bnf.fr, rubrique:

 » Société des sciences historiques et naturelles de la Corse « .

De plus, une page complète de Gallica consacrée à la SSHNC ( la première en France pour une société savante )

vient d’être créée: https://gallica.bnf.fr/html/und/france/bulletins-de-la-societe-des-sciences-historiques-et-naturelles-de-la-corse

Colloque novembre 2018

SOCIÉTÉ DES SCIENCES HISTORIQUES ET NATURELLES DE LA CORSE

COLLOQUE SUR :

LA SOCIÉTÉ EN CORSE DURANT LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE ET L’IMMÉDIAT APRÈS-GUERRE

 

Vendredi 16 novembre 2018

Salle Jean Leccia, Hôtel de la Collectivité de Corse à Bastia.

 

MATIN

08   h 30 : Accueil

09   h 00 : Allocations d’ouverture par le Président de la Société des sciences historiques et naturelles de  la Corse.

Modérateur : Jean ARRIGHI

09 h 30 : Retrouver 14-18 – Jean-Paul PELLEGRINETTI

10 h 00 : « Contrairement à tout esprit de justice », les limites de l’effort de guerre en Corse 1914-1919  – Sylvain GREGORI

10 h 30 – 11 h 00 : Pause

11 h 00 : Désertions et déserteurs durant la Première Guerre mondiale – Sébastien OTTAVI

11 h 30 : Vivre au quotidien : les difficultés de subsistance en Corse vues par la presse insulaire (1914- 1919) – Vanessa ALBERTI

12   h 00 – 13 h 45 : Pause déjeuner

APRÈS-MIDI

Modérateur : Jean-Paul PELLEGRINETTI

13 h 45 : Le torpillage du Balkan et ses conséquences sur une petite commune du Cap Corse – Jean-Paul COLOMBANI

14 h 15 : Un membre de la Société des Sciences historiques et naturelles de la Corse, issu d’une famille de notables de Bisinchi, affecté par la Grande Guerre – Jean-Pierre FONTANA

14 h 45 – 15 h 00 : Pause

15 h 00 : Marie-Emilie Réallon : L’infirmière des « piluti » – Francesca QUILICHINI

15 h 30 – 16 h 00 : Marie-Dominique Loviconi, femme, missionnaire laïque et patriote – Pascal MARCHETTI-LECA

16   h 00 – 16 h 30 : Synthèse et clôture des travaux

RESUMES DES INTERVENTIONS

Cliquez ici

Tribune des chercheurs 2018

Sociéte des sciences naturelles et historiques de la corse

dixième tribune des Chercheurs

 

Université de Corse

Recherches juridiques

(Equipe méditerranéenne de recherche juridique)

(EA 7311) 

Vendredi 15 juin 2018

Salle des délibérations de la Chambre des territoires de Corse 

MATIN

08 h 30 : Accueil

09 h 00 : Allocutions d’ouverture, par le président de l’Université de Corse, par le président de la Société des Sciences historiques et naturelles de la Corse et le directeur de l’Ecole Doctorale.

09 h 15 : Présentation de l’Equipe Méditerranéenne de Recherche Juridique (EA 7311) et des axes de recherches par son directeur, Claude Saint-Didier

Le Patrimoine 

Modérateur : Jean-Michel Casta

09 h 45 : Marlène D’Antuono – Le désordre juridique foncier en Corse

10 h 15 : Jean-Raphaël Pognot – Déontologie et patrimoine des élus

10 h 45 – 11 h 00 : Pause

11 h 00 : Jean-Pascal Borgomano – L’indemnisation en droit des assurances, aspects immobiliers

11 h 30 – 12 h 30 : Session posters

APRÈS-MIDI

Les Justices

Modérateur : Claude Saint-Didier

14 h 00 : Ange-Paul Leonelli – Les juridictions d’exception répressives en Corse du XVIIIe siècle au milieu du XXe siècle

14 h 30 : Charlotte Rossi La subjectivité dans le divorce

 15 h 00 -15 h 15 : Pause

 15 h 15 : Antonia Di Maggio – La cybercriminalité

15 h 45 : Crystel Payraudeau La protection constitutionnelle de la vie privée

16 h 15 : Stéphanie Pirrolu et Stéphanie Gentilini – L’aide aux victimes d’infractions pénales : mesures alternatives aux poursuites et médiation pénale

16 h 45 : Clôture des travaux

Résumés des interventions

 

Monsieur Jean-Raphaël POGNOT – Doctorant 2ère année – jr.pognot@gmail.com

Discipline et mention : Sciences Juridiques / Droit privé et sciences criminelles

Direction de thèse : Dr Sonia Ben Hadj Yahia / Pr Bernard Beignier

Sujet de thèse : « Déontologie et patrimoine des élus »

Centre de recherche : l’Equipe Méditerranéenne de Recherche Juridique (EA 7311) 

 

Déontologie et patrimoine des élus

Les lois du 11 octobre 2013 relatives à la transparence de la vie publique et plus récemment les lois du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique ont pour but de moraliser les comportements des responsables publics, et donc politiques. En effet, en France, mais aussi de façon plus générale dans la majorité des États occidentaux, la moralisation des comportements des responsables politiques est un enjeu primordial puisqu’elle permet de répondre aux critiques faites à l’encontre du système démocratique. Faire en sorte que les serviteurs de la République restent intègres a alors pour corollaire la prévention de possibles dérives populistes[1].

 

Pour cela, et assez logiquement puisqu’il s’agit de la France, c’est par la voie législative que cette volonté fut mise en œuvre. En effet, dès les années 1990 et suite à de nombreuses affaires politico-financières, (on pense notamment à l’affaire Urba), le législateur va adopter une multitude de lois pour répondre à la fois à la pression médiatique suite à une affaire quelconque, mais aussi pour adapter notre droit à cette moralisation des comportements. Les différentes lois précitées ne sont donc, pour l’instant, que les dernières réponses apportées par l’État à cette exigence de probité.

 

Pour atteindre cet objectif, pourquoi ne pas utiliser la notion de déontologie ? L’usage de la déontologie emporte, par lui-même, des questionnements auxquels il faudra répondre. La doctrine s’est toujours divisée sur le fait de savoir si la déontologie devait être considérée comme du droit ou bien comme de la morale. Sa définition n’est pas non plus une notion sur laquelle l’ensemble des juristes s’accordent. Pourtant, on peut estimer, tout comme le professeur Bernard Beignier, que la déontologie « est une morale sanctionnée par le droit[2] », ce qui est aujourd’hui l’avis de l’ensemble de la communauté juridique française[3]. Il est donc évident que la déontologie est surement l’outil le plus à même de moraliser la vie publique.

Encore faut-il déterminer quels seront les mécanismes prévus pour atteindre cet objectif. De plus, il est probable que l’édiction d’un nouveau corpus de règles, en l’occurrence la déontologie des élus, soit source de conflits entre divers principes juridiques.

 

Concernant le fond de la déontologie des élus, comme nous venons de l’indiquer, certains types de règles doivent être mis en avant. Par exemple, des incompatibilités ou encore des inéligibilités sont prévues pour prévenir les conflits d’intérêts. Le rôle informatif de la norme déontologique, le plus souvent comprise dans un « code » ou une « charte », a également un rôle non négligeable.

Mais ce qui nous intéressera plus particulièrement c’est l’institution du déontologue. Dans le contrôle de la norme et dans la prévention de l’irrespect d’une quelconque « règle déontologique », l’élu lui-même doit toujours vérifier s’il n’est pas en situation de conflit d’intérêts. Pour ce faire l’élu peut (puisque rien n’oblige les collectivités territoriales à en disposer) compter sur l’assistance d’un déontologue (et/ou d’une commission de déontologie). Ce dernier, devant faire preuve bien évidemment de compétence mais aussi d’une totale indépendance, est une institution primordiale qui nous semble-t-il devrait exister dans l’ensemble des grandes collectivités territoriales comme la Collectivité de Corse. 

 

Enfin, même si l’apparence du cadre déontologique propre aux élus semble efficace, de nombreuses difficultés doivent être évoquées.

En effet, et dans chaque domaine du droit deux vérités, deux valeurs vont s’opposer. Par exemple, la procédure pénale est tiraillée par deux objectifs qui semblent contradictoires : la recherche de la vérité et les droits de la défense[4]. La déontologie des élus, quant à elle, peut, en cherchant à promouvoir certains principes tels la transparence ou bien la prévention des conflits d’intérêts, s’opposer à d’autres principes juridiques ou même philosophiques. On pense, notamment, au respect de la vie privée et familiale qui pourrait être remis en cause si la transparence venait à se métamorphoser en inquisition[5].

Ce trouble[6] n’est absolument pas le seul que l’on retrouve dans la déontologie des élus mais, il est illustratif de la complexité à créer une norme déontologique.

 

Finalement, on peut affirmer que la déontologie est un outil utile quant à la moralisation de la vie publique, en prévoyant des normes favorisant cette dernière. En revanche, cette nouveauté devra être accompagnée de garde-fous pour éviter que la déontologie ne devienne absolutiste.

 

Monsieur Ange-Paul LEONELLI– Doctorant 2ème année –

ange-paul.leonelli@hotmail.fr

Directeur de thèse : Pr André Giuducelli

Co-directeur de thèse : Pr émérite Jean-Yves Coppolani

Discipline et Mention du Doctorat : Sciences Juridiques – Histoire du droit et des Institutions

Centre de recherche : Aspects juridiques du patrimoine des Personnes Physiques et des Entreprises EA 7311.

Sujet de thèse : « Les juridictions d’exception répressives en Corse du milieu du XVIIIe siècle au milieu du XXe siècle. »

 

Les juridictions d’exception répressives en Corse

du milieu du XVIIIe siècle au milieu du XXe siècle.

L’étude des juridictions d’exception répressives en Corse du milieu du XVIIIe siècle au milieu du XXe, sous la forme d’un inventaire fait apparaître les objectifs et les effets de ces dernières sur l’histoire de la Corse.

Les créations des juridictions d’exception sont une tentative de répression d’une situation frondeuse voire anarchique de la société corse et d’éradication de la vendetta qui atteint presque à certaines périodes un caractère de guerre civile. 

Pendant la période étudiée, les premières juridictions d’exception répressives ont été créées sous le généralat de Paoli, avec la mise en place de l’ancien sindicamento et des juntes, que la mentalité collective a retenues sous l’expression « Giustizia Paolina ».

Par la suite, sous l’ancien régime et la domination française, on retrouve l’ensemble du dispositif désigné par l’expression Haute police, qui comprend deux niveaux de juridictions d’exception, à nouveau des juntes et la justice prévôtale.

Sous le Royaume Anglo-Corse, une justice de commission est instaurée.

Durant le directoire et le premier Empire, sont instituées des commissions militaires au pouvoir de Haute-Police. L’administrateur général André-François Miot s’illustrera alors par une politique judiciaire particulièrement répressive. 

Par ailleurs, les juridictions criminelles corses qui avaient été dotées dès 1792 d’un jury, sont amputées de celui-ci sous le royaume Anglo-Corse puis à l’époque napoléonienne et cela jusqu’à la monarchie de juillet. 

On retrouvera des juridictions d’exception répressives en Corse, au XXe siècle avec la mise en place de tribunaux, au lendemain de la libération de la Corse et qui suivront des procédures quelque peu erratiques. 

Ces juridictions d’exception répressives reflètent l’histoire mouvementée de la Corse durant cette période, et ses relations avec le monde méditerranéen et les grandes puissances Européennes, plus particulièrement la France. 

Cette étude exhaustive et sur le long terme, permet de mettre en évidence les raisons d’être de ces juridictions d’exception répressives et de distinguer parmi celles-ci, celles qui ont été réelles, fondamentales, et celles qui n’ont été qu’apparentes. 

On peut se demander en effet si la raison d’être de ces juridictions d’exception relève uniquement d’un objectif politique ou si elles ne sont pas justifiées par le fait que les juridictions de droit commun, inspirées par les grandes avancées du droit pénal européen se sont révélées inadaptées pour réprimer la criminalité insulaire dans ses aspects les plus violents.

Ces juridictions font partie de l’histoire de la Corse, de ses relations avec la France, et ont contribué à son évolution politique et juridique, et principalement dans cette période mouvementée.

 

Madame Charlotte Rossi

Sujet de thèse de Droit Privé – Justice civile :

 

La subjectivité dans le divorce

Le travail de recherche concerné vise à réaliser une étude de la notion de subjectivité dans le prononcé du divorce et dans ses effets, en effectuant une analyse critique des évolutions législatives et de leur mise en pratique par le juge.

 

Cette étude comprendra une analyse casuistique de l’application pratique des évolutions législatives au niveau local et national, mais également à l’étranger par la comparaison avec les législations et pratiques étrangères.

 

Le rôle de la faute et la prise en compte de la cause du divorce dans son prononcé ont fait l’objet d’une évolution législative découlant d’une volonté d’objectivisation du divorce.

 

En droit français, la prise en compte de la faute marque l’importance du contenu obligatoire du mariage et permet la sanction de l’inobservation de ses devoirs et obligations, qui perdraient leur substance en l’absence de toute sanction. De plus, le maintien de la faute offre la liberté de choisir la raison de la fin du mariage, évitant ainsi la banalisation du divorce par l’uniformité d’une cause objective.

 

Les arguments en faveur du maintien de la faute sont donc très présents en droit français, alors qu’ils sont parfois presque inexistants dans d’autres pays, où la faute comme cause du divorce a été abandonnée. Tel est le cas notamment en Allemagne, en Italie ou encore au Pays-Bas.

 

Il en va de même pour la répudiation, maintenue dans certains pays et rejetée dans d’autres. En France notamment, la répudiation n’est pas reconnue, pourtant l’existence du divorce pour altération définitive du lien conjugal implique les mêmes effets : rupture unilatérale et discrétionnaire du mariage.

 

Avec la réforme du divorce, le rôle du juge, arbitre ultime du conflit familial, s’est accru, et la prise en compte de la cause du divorce persiste. Une analyse des fautes retenues ne semble pas inintéressante dans la mesure où le juge en tient compte également dans le traitement des conséquences du divorce. Dans ce contexte où le divorce sanction, en opposition au divorce faillite, est toujours présent, le rôle du juge, qui prend en compte les difficultés d’ordre patrimonial et l’intérêt des enfants, évolue d’ailleurs au-delà de la faute.

 

Par l’instauration du divorce par consentement mutuel, sans intervention du juge, le législateur dissocie le divorce gracieux des divorces contentieux. Cependant la faute, qui pourra être prise en compte par les époux au moment du règlement des conséquences du divorce, n’est pas exclue du divorce non contentieux, et ses incidences sur les conséquences personnelles et patrimoniales de la dissolution du mariage demeurent, quel que soit le type de divorce prononcé.

 

L’étude permet une analyse de l’opposition entre l’objectivité de principe souhaitée par le législateur et la subjectivité résiduelle constatée en pratique. Cette subjectivité est pour le traitement de certaines conséquences du divorce prévue par la loi (attribution de dommages et intérêts ou refus de prestation compensatoire pour motifs d’équité), alors qu’elle découle d’une certaine liberté prise par le juge pour les autres.

 

Cette étude a pour finalité une analyse critique de la réforme de 2004, de ses objectifs et mises en pratique, et vise notamment à déterminer les modifications souhaitables et si une réinsertion de la subjectivité dans le droit du divorce devrait être envisagée.

 

L’intérêt de ces recherches est d’aboutir à une proposition qui permettrait de concilier subjectivité et volonté de pacification du droit du divorce.

 

Madame Antonia DI MAGGIO – Doctorante 2ème  année

Discipline et mention : 4200041 – Sciences juridiques / Droit privé et sciences criminelles (01°)

Direction de thèse : Pr André Giudicelli

Sujet de thèse : Les atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données : harmonisation et coopération en Europe.

Centre de recherche : EA 7311, Equipe méditerranéenne de recherche juridique

 

Les atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données :

 harmonisation et coopération en Europe

La société est aujourd’hui dépendante de l’informatique et des systèmes de traitement automatisé de données (STAD). Ces derniers interviennent dorénavant dans tous les domaines : administrations, entreprises, associations ou particuliers.

Les systèmes d’information représentent donc un élément essentiel de l’interaction politique, sociale et économique et sont fondamentaux pour le développement et l’innovation.

Face à l’utilisation généralisée des STAD, le législateur est intervenu dès les années 1980 afin de règlementer cette matière, notamment avec la première loi relative à la fraude informatique dite loi GODFRAIN.

Quelques années plus tard, lors de l’élaboration du nouveau Code pénal de 1994, des tentatives ont été faites afin d’apporter une définition à cette nouvelle notion.

Cependant elles ont toutes été abandonnées afin de ne pas lier l’incrimination à un état trop passager de la technique.

C’est donc la jurisprudence qui est venue en aide au législateur en déterminant, dans une conception assez large, ce qui pouvait être considéré comme un STAD. Elle a par exemple retenu : un réseau téléphone, un réseau carte bancaire, un disque dur, un ordinateur isolé, un téléphone ou ordinateur portable etc.

Les STAD ont ainsi intégré le nouveau Code pénal de 1994, aux articles 323-1 et suivants.

Il est donc, depuis cette date, prohibé d’accéder ou de se maintenir frauduleusement dans tout ou partie d’un STAD, de supprimer ou modifier des données ainsi que d’altérer le fonctionnement du système.

Cependant, l’évolution de ces outils est allée de pair avec la croissance de la criminalité informatique. Les hackers exploitant les failles de ce monde virtuel ont pu générer des bénéfices bien réels.

Une attaque récente du 12 mai 2017, connue sous le nom de Wannacry a montré combien l’espace numérique pouvait être fragile.

En effet, ce ransomware a mis à mal plus de 300 000 systèmes informatiques qui ont été touchés dans 150 pays différents. Parmi les victimes : des hôpitaux, des administrations, des usines comme celle de Renault en France et des milliers d’autres entreprises.

Il est à craindre que cette attaque, qui sera à n’en pas douter suivie par d’autres du même type, symbolise l’évolution d’une menace réelle. L’utilisation frauduleuse de l’informatique s’étend pour aujourd’hui concerner un pan entier de la criminalité.

C’est là qu’entre en jeu l’essentiel aspect juridique de ce développement.

En effet, une question demeure : Le droit positif est-il suffisamment adapté pour faire face aux atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données ?

L’influence des systèmes informatiques sur le droit invite à étudier leurs conséquences et leurs impacts sur notre système juridique, et ce dans une double analyse :

La première consiste, d’une part,  à confronter les règles de fond et de forme créées pour lutter contre les atteintes aux STAD sous l’angle du droit comparé et examiner leurs cohérences face aux standards européens ; et d’autre part, à s’interroger sur leurs pertinences eu égard aux règles de détermination de compétence territoriale et d’absence de frontières du cyberespace, intrinsèquement caractérisé par l’aspect transnational du phénomène.

La seconde analyse conduit à confronter les exigences du droit en matière de responsabilité pénale face aux différentes pratiques de coopération : certaines concernant la coopération interétatique, d’autres concernant la coopération des acteurs publics et privés.

L’intervention d’un droit pénal adapté et homogène, conditionne le développement durable de l’utilisation des systèmes de traitement automatisé de données.

 

Madame Christel PAYRAUDEAU – Doctorante 2ère année

Email : christel.payraudeau@gmail.com

Discipline et mention : Sciences Juridiques – droit public (02°)

Direction de thèse : Dr Jean-Claude Acquaviva

Sujet de thèse : La protection du droit au respect de la vie privée par le Conseil constitutionnel à l’épreuve du numérique

Centre de recherche : EA AJP3E – AJP

 

La protection du droit au respect de la vie privée par le Conseil constitutionnel

 à l’épreuve du numérique

« L’accroissement sensible des dangers qui menacent la vie privée est dû principalement à deux facteurs : le progrès technique et le besoin de sécurité »[7]. Dès 1983 le débat était posé, or aujourd’hui le risque est d’autant plus accru que les services de renseignement sont contraints à utiliser des techniques modernes pour protéger les citoyens de la menace terroriste. Le droit au respect de la vie privée est plus que jamais mis à l’épreuve des nouvelles technologies numériques.

A la suite des attentats, l’état d’urgence qui a été mis en œuvre le 14 novembre 2015 ainsi que la réforme législative du 20 novembre 2015, ont été nécessairement suivis d’apports jurisprudentiels. La réflexion se portera essentiellement sur les décisions du conseil constitutionnel[8].

Au regard du contexte, ce dernier s’est montré indulgent à l’égard du pouvoir politique. La protection de la vie privée n’était alors pas l’obligation première, et les nécessités de l’instant imposaient un régime d’exception. Même si la liberté fondamentale qui nous intéresse est mise à rude épreuve par l’état d’urgence, la jurisprudence n’a pas entravé l’action des autorités politiques. Les juges constitutionnels leur accordent ainsi un important pouvoir d’appréciation, qui peut facilement être considéré comme un manque d’audace. Notamment en ce qu’il a pu déclarer les dispositions issues de la loi du 20 novembre 2015 conformes à la Constitution, hormis les saisies de matériel informatique lors d’une perquisition administrative. Il ne soulève pas à cette occasion d’interrogation concernant les assignations à résidence, ou bien d’autres mesures qui peuvent inquiéter le respect de la vie privée.

En outre, la Cour de justice de l’Union européenne s’était prononcée le 21 décembre 2016, dans l’arrêt Tele2 Sverige[9], pour nous indiquer que le droit de l’Union est opposé à la conservation générale des données de connexion des communications électroniques. La Cour prend ainsi le parti de la liberté, au nom du droit de la protection des données à caractère personnel et ainsi du droit au respect de la vie privée, malgré les bouleversements occasionnés par les technologies nouvelles. Choix que tous les Etats membres n’étaient pas prêts à admettre au vue des nécessités de sécurité publique qu’impose la menace terroriste.

Cette décision n’est pourtant pas surprenante, et est en adéquation avec la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme pour qui la protection des données à caractère personnel, revêt une importance toute particulière. Cette dernière a eu l’occasion de se prononcer auprès du législateur français. Notamment en examinant la conformité à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui consacre l’importance du droit au respect de la vie privée, des fichiers FNAEG[10] plus récemment, ou encore FAED[11] par exemple.

Le Conseil constitutionnel, peut-être sous l’influence européenne, a dans sa décision n°2017-670 QPC du 27 octobre 2017, rappelé que l’utilisation de données à caractère personnel doit être justifiée par un motif d’intérêt général. Ainsi, le Conseil estime qu’en privant les personnes mises en cause de toute possibilité d’obtenir l’effacement de leurs données personnelles inscrites dans le fichier des antécédents judiciaires, une atteinte disproportionnée du droit au respect de la vie privée est caractérisée.

La possibilité d’effacement des données semble une préoccupation importante de ces juridictions. Peut-être cela résulte-t-il de la méfiance à l’égard de l’open data ? Peut-être craignons nous que toutes ces données soient rendues librement réutilisables sans restriction juridique ou technique ? La protection de la vie privée représente un débat incontournable de notre siècle, dans un monde numérique où la maitrise des données est de plus en plus difficile.

 

Madame Alexandra MATTEI – Doctorante 3ème année – Email : alexm_2a@yahoo.fr

Discipline et mention : Sciences juridiques – Droit privé et sciences criminelles

Direction de thèse : Dr-HDR Sonia Ben Hadj Yahia / Pr. Bernard Beignier

Sujet de thèse : « La preuve et le patrimoine »

Centre de recherche : EMRJ EA 7311

Axes de recherche : Patrimoine et entreprises

 

La preuve et le patrimoine

La Preuve et le Patrimoine constituent deux concepts fondamentaux du droit, mais aussi deux branches autonomes, avec le droit probatoire d’une part et le droit patrimonial d’autre part. Il s’agit plus précisément de deux constructions intellectuelles, à la fois sociales et juridiques, ayant une résonnance matérielle certaine. Ces notions essentielles intéressent donc particulièrement la science juridique, à travers ses différentes matières et ses acteurs, mais également la société humaine dans son ensemble.

 

Selon une acception civiliste classique, le patrimoine se définit comme l’ensemble des biens, droits et obligations dont est titulaire un sujet de droit, qui les utilise dans un certain objectif. Or, la preuve occupe dans notre système juridique une place éminente, si bien qu’elle est considérée comme la condition première de l’efficacité d’un droit, voire de son existence même. En ce sens, elle intéresse incontestablement le patrimoine.

 

Ainsi, la preuve, mécanisme dont le principe même est la recherche de la vérité, permet aussi bien de délimiter les contours du patrimoine que d’en assurer la protection et la pérennité. Elle permet également de faire le lien entre la personne juridique et son patrimoine. Cette logique ne se dément pas, malgré le renouveau notable que connaissent les deux notions ces dernières années. La preuve contribue ainsi à l’effectivité du patrimoine, dont elle est l’instrument et la finalité.

 

A cet égard, l’analyse des particularismes patrimoniaux existant en Corse, et des modes de preuve en résultant, apparaît comme fondamental. Il existe en effet des spécificités patrimoniales et successorales propres à l’Ile, avec principalement la prévalence du régime juridique de l’indivision comme mode de gestion du patrimoine et la pratique des actes de notoriété acquisitive. Les moyens créés localement pour faciliter la preuve de la qualité d’héritier du patrimoine d’un défunt (création du GIRTEC en 2006 notamment), d’une part, et la spécificité locale que constitue l’utilisation privilégiée de l’acte de notoriété, afin de constater l’acquisition de la propriété d’un bien immobilier par prescription, d’autre part, apparaissent donc comme des solutions efficaces pour protéger le patrimoine et remédier aux difficultés spécifiques à la Corse.

 

Mots clés : preuve – patrimoine – liens – existence – effectivité – protection – transmission –  contexte insulaire

 

La communication de Mme Alexandra Mattei La preuve et le patrimoine, sera jointe aux actes du colloque qui seront édités dans la publication de la Société des sciences historiques et naturelles de la Corse : Corse d’hier et de demain, nouvelle édition


[1] J. Garrigues, « Les scandales de la République », Nouveau monde 2013.

[2] D. Alland, S. Rials (dir), Déontologie, « Dictionnaire de la culture juridique », PUF 2003.

[3] J. Moret-Bailly, D. Truchet, « Droit des déontologies », Thémis droit PUF 2016.

[4] M. Delmas-Marty, « Libertés et sûreté dans un monde dangereux », Paris, Éditions du Seuil, 2010.

[5] G. Orwell, « 1984 ».

[6] G. Carcassonne, « Le trouble de la transparence », Pouvoirs, Vol.97, 2001.

[7] ROUX (André), La protection de la vie privée dans les rapports en l’Etat et les particuliers, Economica, 1983, p.2.

[8] Ex : Cons. Const., 19 fév. 2016, déc. n°2016-536 QPC, Perquisitions et saisies administratives dans le cadre de l’état d’urgence.

[9] CJUE 21 déc. 2016, aff. C-203/15.

[10] Fichier national des empreintes génétiques. CEDH, 22 juin 2017, Aycaguer c/ France, n°8806/12.

[11] Fichier automatisé des empreintes digitales. CEDH, 18 avril 2013, M.K c/ France n°19522/09.